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Le projet artistique

 



"Dans cette entreprise à défaut de génie, nous apporterons une ardeur résolue, une force concertée, le désintéressement, la patience, la méthode, l'intelligence et la culture, l'amour et le besoin de ce qui est bien fait." 
Jacques Copeau

 

Notre projet est d'offrir au public et aux artistes un lieu de résistance poétique,de promouvoir un théâtre qui place l'homme au centre de ses préoccupations, un théâtre ambitieux, exigeant, jubilatoire, chaleureux, curieux, audacieux, tourné vers le public et soucieux de transmission.


Nous souhaitons accueillir aussi bien des artistes confirmés que des compagnies émergentes, issues notamment de la jeune création, et donner à voir différentes facettes des écritures scéniques actuelles.


Il est essentiel pour nous de présenter des spectacles qui correspondent à l'âme de notre lieu, à notre éthique artistique. Nous considérons comme notre devoir d'aller dans les théâtres voir et rencontrer les artistes. Pour ce faire, une équipe de quatre personnes est impliquée dans la programmation.


En nous engageant sur le long terme à offrir un lieu convivial de création et de diffusion du spectacle vivant, basé sur une ligne artistique claire, nous souhaitons attirer et fidéliser un public qui se reconnaît dans notre démarche, qui partage nos valeurs et souhaite les défendre.

 

"Nous nous reconnaissons partout où les hommes résistent à ce qui les limite, ou les sépare. Au centre de la vie, nous plaçons l'homme fraternel, l'homme de vrai courage, dont nous savons que la violence même est salutaire et l'énigme acceptable car "il connaît l'effort de ceux qui sont venus parmi les hommes avant lui".
Gabriel Monnet


Lieu de rencontre



Un théâtre c'est avant tout un lieu de rencontre, une possibilité de communion entre des hommes et des femmes autour d'une oeuvre. Nous souhaitons que le public se sente chaleureusement accueilli et investi dans le lieu. Un effort particulier est porté sur la salle elle-même qui a été réaménagée en collaboration avec l'architecte Stéphane Millet pour faciliter la proximité entre le public et les comédiens. Les spectacles sont généralement programmés sur des durées longues (deux ou trois mois) afin de leur donner le temps de trouver leur public. Nous proposons un ensemble de démarches visant à favoriser la rencontre au-delà du spectacle : un cercle des spectateurs associés, ateliers avec les artistes en résidence, soirées à thème conviviales et ouvertes sur d'autres formes artistiques…

La rencontre, c'est aussi aller vers l'autre. Le théâtre souhaite que sa programmation puisse s'investir hors-les-murs dans d'autres lieux de culture et d'éducation tels que les bibliothèques et les écoles mais aussi des endroits plus insolites tels que bars, rues... Avec cette proposition « Hors les murs », le Théâtre de Belleville s'engage dans une véritable dynamique de popularisation des arts vivants. Rendre accessible à tous le théâtre, tel qu'il était dans sa formule initiale.

 

Lieu de transmission



Un théâtre qui place l'homme au centre de ses préoccupations est forcément épris de transmission. Tout d'abord transmission d'une tradition et d'une éthique car nous nous reconnaissons dans l'héritage de Jacques Copeau : un théâtre populaire reposant sur des exigences morales et artistiques, la primauté du texte dramatique et des comédiens.

Nous souhaitons transmettre ces valeurs à notre public non seulement au travers des représentations mais aussi par des actions de formations : ateliers amateurs, rencontres débats... Un effort important sera fait auprès des scolaires dans un but clairement pédagogique. Se cultiver tout en s'amusant. Nous comptons également mener des actions concrètes auprès des universités et des écoles de théâtre. 

Nous voulons également que cet esprit de transmission se retrouve entre artistes. En particulier, nous souhaitons accueillir chaque année une jeune compagnie en résidence. Elle aura la possibilité de créer des spectacles mais elle sera également impliquée dans la gestion quotidienne du lieu, ce qui lui permettra de se parfaire concrètement dans le métier d'organisateur de spectacles.

Enfin nous n'oublions pas qu'un lieu de culture se construit avant tout avec son public et il sera au centre de nos questionnements.



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Le lieu

 


Le Théâtre de Belleville a vocation à promouvoir la création contemporaine dans un espace confortable et convivial. La salle créée en 1850, fait partie des plus anciennes salles de spectacles parisiennes, ce qui en fait un lieu de choix pour le théâtre à Paris. Il a été entièrement rénové en 2011 dans un souci d'améliorer le confort des spectateurs et les infrastructures techniques.

Il offre un espace scénique de 7,50 m de profondeur et jusqu'à 11m d'ouverture. La hauteur sous grill est d'environ 5m. Il accueille 96 places dans un espace climatisé.

 

 

Un peu d'histoire ...

 

 

Le Concert du Commerce (1850-1924)

Cet humble et pittoresque concert de quartier existait déjà en 1850. C'était une salle de dimensions modestes (15 mètres sur 13), avec galerie, prise sur le volume initial de la Brasserie du Commerce, avec laquelle elle communiquait. Le directeur, à l'époque, s'appelait Guyon. L'immeuble appartenait à Jean-Pierre Pivert. Un jardin agrémentait les lieux (entre le théâtre et l'immeuble moderne voisin). L'été venu, on y consommait pendant les entractes. A Guyon succéda Renault.

 

En 1897, vint Verrier, un artiste comique, qui fit faire des travaux d'agrandissement. Le patron passait en vedette. En 1899, le jeune Maurice Chevalier, qui se rendait fréquemment, le dimanche en matinée, au Commerce, dit y avoir vu une femme qui affolait tous les hommes du quartier, Valdina. grande, sculpturale, elle chantait ce qu'on appelait en ce temps «les gommeuses» (M.Chevalier, Maroute et mes chansons).

 

En février 1902, Maurice Chevalier, engagé sur la recommandation de Boucot, en supplément de programme, pour cinq francs par semaine y chanta : Les Filles de Pontoise, En labourant, L'âne à sonnette et V'là les croquants. La presse des concerts nous révèle cependant que le Commerce, après minuit, devenaitle rendez-vous des artistes du faubourg, qui s'y retrouvaient dans la brasserie attenante, où l'on servait des soupes au fromage et des repas froids. En mai 1903, après six ans de direction, Verrier céda son fauteuil à Armand Valade, auteur de plusieurs petites pièces de clôture représentées au Commerce. Le bail fut repris, en juin 1905, par Maubion. Deux ans plus tard, celui-ci, tout en conservant la propriété de l'établissement, en abandonna la direction au compositeur Georges Krier, qui, assisté de l'artiste Henrius à l'administration, rouvrit le Commerce le 22 août 1907.

 

En mars 1908, Krier s'associa avec Louis Dembreville, également chanteur. Pour la réouverture de septembre, Dembreville demeura seul directeur. Au cours de l'été 1910, il fit entièrement restaurer la salle (décor brossé par le peintre Gobelet), et la dota de l'électricité. Le 19 février 1914, Dembreville renonça au Commerce. Une société, ayant pour administrateur Charles Barock, assura la relève. Durant la période de la guerre, Barock fit créer sur sa scène une oeuvre du poète Maurice Rostand, Neutrality (2 décembre 1916).

 

Jusqu'alors, l'établissement avait toujours réalisé d'assez bonnes recettes. Mais, dès 1918, l'influence du cinéma sur le concert porta ses coups au faubourg. Le 4 avril 1919, le Commerce, en difficulté, céda à cet engouement. On le cru sauvé lorsque, en 1921, l'artiste René Danvers le reprit au cinéma pour en faire le concert du Moineau, expérience malheureuse qui n'excéda pas un an. Il ferma en 1924 malgré la présence sur scène de Berthe Sylva.

 


Le Tambour Royal (1988-2011)

L'ancien Concert du Commerce tomba dans l'oubli et ne réouvrit ses portes au public qu'en novembre 1988 sous le nom du "Théâtre du Tambour Royal", du nom du Cabaret du Tambour Royal qui réunissait dans la rue de l'Orillon toute proche, la fine fleur de l'aristocratie parisienne de la Régence. Promis à la transformation en lofts, Marthe Michel, comédienne, le sauva de ce sort indigne en en rachetant les murs en 1987. Il devint rapidement connu pour accueillir de spectacles musicaux et des œuvres lyriques. L'opérette renouant avec la destination du Concert du Commerce, y trouva évidemment sa place.

 

 

Le Théâtre de Belleville (depuis 2011)

En avril 2011 le théâtre est repris par Laurent Sroussi. Après des travaux de rénovation importants, le théâtre réouvre ses portes le 15 octobre 2011 sous le nom de THEATRE DE BELLEVILLE. Le changement de nom reflète l'évolution de la programmation qui se veut artistiquement ambitieuse tout en restant populaire, poétique et jubilatoire. Il reflète aussi la volonté de l'équipe du théâtre de participer à la vie locale notamment par des actions socio-culturelles envers les publics de proximité et de développer la notoriété du lieu en tant que théâtre contemporain à Paris. 


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